Les châteaux

Chaâlis: l'abbaye

Au cœur de la forêt d'Ermenonville, face à la Mer de Sable, l'Abbaye royale de Chaalis présente, au delà de sept siècles d'histoire, les fastes d'une exceptionnelle demeure de collectionneur. L'abbaye et le domaine ont été légués à l’Institut de France en 1912 par Nélie Jacquemart, veuve d'Edouard André Jacquemart.

Les ruines de l'abbatiale du XIIIe siècle, la chapelle Sainte-Marie ornée de fresques du XVIe siècle (Primatice), l'immense parc, la roseraie et les étangs ajoutent à l'attrait du musée. Une importante collection Jean-Jacques Rousseau trouve sa place au sein de ce domaine.

www.chaalis.fr

abbaye-chaalis

Montépilloy: la tour

Le château a été démantelé après l'entrée de Henri IV dans Paris en 1491. Dépendant du Valois il datait du XIIe siècle et a été rebâti en partie sous Robert de Lorris, seigneur d'Ermenonville, après 1353, et Louis Ier d'Orléans, vers 1400.

Situé sur l'ancien tracé de la route de Senlis à Crépy-en-Valois, il servit de point d'appui des armées manœuvrant dans la contrée, notamment pendant les guerres des XVe et XVIe siècles. Son vestige le plus emblématique, car visible de loin grâce à l'implantation du village sur une colline, est la haute épine subsistant du donjon, mesurant 35 m de haut. Ce fut l'ultime lieu de retranchement et de vie quand le château se trouvait en état de siège... L'ensemble est intégré dans une ancienne ferme qui occupe la totalité du site du château, d'un diamètre de 85 m environ. Les fossés sont en partie comblés. De 1496 à la Révolution française, les ruines et la ferme ont appartenu à la maison de Montmorency. Propriété privé, le site n'est pas accessible au public, mais les chemins et sentiers entourant l'ancien château permettent des vues intéressantes sur les différents vestiges.

chateau-montepilloy

Mont L’Evêque: château de la Victoire (privé)

L'ancien château des évêques de Senlis avec sa chapelle du XVe siècle, ainsi que le logis des XVIIe siècle et XVIIIe siècle était destiné à abriter les services administratifs du diocèse. Les façades de l'ensemble château et chapelle ont été complètement remaniées à partir de 1840 dans un style troubadour par les propriétaires depuis 1806, la famille de Pontalba. Mont-l'Evêque est même considéré comme l'un des rares exemples aboutis de ce style romantique. La structure interne reste cependant celle du XVIe siècle quand une reconstruction s'imposait suite aux destructions du siècle précédent, et l'étage inférieur conserve même des salles du XIVe siècle.

Quant à la chapelle, elle a une histoire particulière: elle consiste du jubé du Carmel de Metz qu'Alexandre Lenoir avait préservé pour le musée des monuments français, mais qu'il donna finalement à Joséphine de Beauharnais pour le Château de la Malmaison. Mais les pièces restèrent dans des caisses en bois et furent vendus après la mort de Napoléon, et c'est ainsi qu'elles arrivèrent à Mont-l'Evêque.

L'histoire du château de Mont-l'Evêque est liée à l'abbaye de la Victoire toute proche, pour la construction de laquelle l'évêque de Senlis Guérin avait cédé une partie de son domaine. Les deux domaines sont toujours limitrophes.

Chateau-victoire-mont-eveque

Pontarmé: château (privé)

Le château aurait été fondé au XIIIe siècle par la famille des Bouteiller de Senlis, sur un site marécageux facilitant sa défense. En 1353, le château est vendu avec la seigneurie à Robert de Lorris, chambellan du roi, seigneur d'Ermenonville et de Montépilloy. Il est relativement épargné lors de la Grande Jacquerie cinq ans plus tard. En 1414, la seigneurie appartient à Lancelot Choisel de Chennevières, qui la démembre un an plus tard en la vendant en plusieurs lots. Le lot le plus important est vendu à Maurice de Rully, échanson du roi, mais le nouveau propriétaire n'habite apparemment pas le château, car il est démantelé en 1431 sur la demande de la ville de Senlis qui se plaignait qu'il soit devenu un repaire de brigands. Peu après le milieu du siècle, la seigneurie est de nouveau réunie par le mariage de Jeanne Lorfèvre et Jean de Châlon, chambellan du roi. Après la mort de ce dernier, vers la fin du siècle, la seigneurie est de nouveau divisée. Le connétable Anne de Montmorency rachète l'ensemble entre 1543 et 1545. Il n'habite pas le château, qui sert de relais de chasse. Mais la plupart des bâtiments sont transformés en ferme et le restent jusqu'en 1910. Sous ses nouveaux propriétaires, le château est restauré et retrouve sa vocation résidentielle. Les douves sont alimentées par la Thève.

Depuis peu, plusieurs salles du château sont proposées en location pour des réceptions, fêtes et séminaires

chateaupontarme

Raray: château (privé)

L'histoire de Raray remonte au XIIIe siècle avec comme premier propriétaire la famille Bouteiller. Se succéderont Robert de Cressonnart, Evêque de Senlis, Arnoult d'audename, les Ghistelles et les Ligny en 1464. Ceux ci conserveront les terres durant tout le XVème siècle. Vers 1600, les terres sont vendues à Nicolas de Lancy, conseiller du Roi, trésorier général de l'ordinaire des guerres et Chambellan du Duc d'Orléans. C'est lui qui est le bâtisseur du château actuel ainsi que des 2 haies cynégétiques qui feront la renommée et l'honneur du château.

La terre de Raray fût érigée en marquisat par Louis XIV en 1654. Madame de Sévigné y séjourna car elle était la cousine des Lancy. Depuis 1782, la famille de la Bedoyère est propriétaire du château de Raray.

Les plafonds polychromes, seuls vestiges de l'ancienne décoration intérieure du château ont le privilège d'avoir pu garder les couleurs d'origine, découverts en 1976, ils étaient protégés par un faux plafond de plâtre.

Les haies cynégétiques : 4 chiens, un cerf, un sanglier et 18 niches de chaque côté habitées par des bustes d'empereurs romains et d'impératrices, ainsi que des dieux de l'Olympe, parmi lesquels on reconnaît Flore, Diane, Mercure, Apollon et Bacchus. Il y a aussi des personnages contemporains de Nicolas de Lancy. La Porte Rouge ou Porte de Diane, (ou Porte de la Licorne), évoque la chasse fabuleuse de la Licorne. Premier épisode représentant la Belle et la Bête, l'histoire disant que la licorne animal sauvage, ne peut se laisser prendre que par une vierge.

En 1924 classement parmi les monuments historiques des 4 façades et toitures du château, ainsi que les murs et les balustrades entourant la cour d'honneur et la porte rouge (dite porte de la Licorne) donnant sur la forêt. Le Parc de Raray servit au tournage, en 1945, par Jean Cocteau du film La Belle et la Bête.

En 1967, inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques du mur de clôture du château avec ses 4 tourelles, y compris le mur pignon des anciennes écuries et son échauguette. En 1983, classement parmi les monuments historiques des deux plafonds peints du XVIIe au rez-de-chaussée et au premier étage.

www.golfraray.com

chateauraray

Thiers-sur-Thève: château

C'est une construction féodale du 13° siècle.L'ensemble forme un carré d'environ soixante mètres de côté. L'enceinte en maçonnerie de grès de 1m80 d'épaisseur est cernée de neuf tours. Le front sur donnant sur la place était réservé aux bâtiments d'habitation et à la chapelle. Des fossés alimentés par la Thève assuraient la défense de la forteresse.

C'est Thibault de Beaumont époux de Jeanne Bouteiller qui le fit construite vers 1240-1250.

L'évêque de Beauvais Renault de Nanteuil le rachète en 1276. A sa mort il lègue ce fief du comté épiscopal à l'évêché de Beauvais. En 1307, Philippe IV le Bel, en lutte contre les Templiers les faits arrêtés. Treize d'entre eux sont retenus prisonniers dans le château.

Sept non réconciliés seront conduits à Creil pour y être brûlés en 1311. Le 29 mai 1358, à la suite de la révolte dite de la "Jacquerie ", le château est incendié. En 1431, ce qu'il en restait est démantelé. N'apparaît plus dès lors que ce que l'on voit actuellement ( exception faite du pignon sud-ouest démoli en 1870).

Le 10 octobre 1564 le château est vendu au connétable Anne de Montmorency qui fit poser de belles bornes armoriées aux limites de ses propriétés. Il en reste dix à Thiers.

En 1624 son petit-fils Henry Il de Montmorency accorde les ruines du château en concession à l'un de ses gardes des bois à Etienne Chanterelle.

Au début du 18° siècle, le château fut vendu à un habitant de Thiers.

Les ruine de ce château-fort sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques..

chateau-thiers-sur-theve